Du coeur de Gaïa au bras d'Hermès: extrait d'un tour du monde

Du coeur de Gaïa au bras d'Hermès: extrait d'un tour du monde

mercredi 7 décembre 2011

Mexique - Palenque

Les transports nous coutent de plus en plus et la fatigue se ressent également. Notre voyage jusqu’au Mexique aura été très loooooooong et ponctué d’arnaque. 11 mois de voyage et on se fait encore avoir, je crois que c’est le point le plus frustrant de l’histoire !
Bref, revenons-en au trajet en question, direction la frontière perdue au fin fond de la forêt sur des terres à moitié inondées où les crocodiles prolifèrent… alors l’idée de rester coincer dans un ruisseau boueux nous traverse vite l’esprit … (très probable compte tenu du nombre incroyable de passager entassé, soit 25 pax pour 16 places assises ! Heureusement les gens sont tous petits). Mais finalement pas d’embourbement (du moins mobilisateur) mais une crevaison et clou du spectacle un panne au beau milieu d’un bled pommé. Résultat des courses... il faut attendre le prochain bus qui passe donc exactement…euh… bah on ne sait pas… c’est au petit bonheur la chance ! On n’attendra finalement qu’une heure avant de s’entasser dans le « four à bestiaux » !
Entre temps le douanier nous « raquettera » 4€/p…et l’agence de change nous allègera de nos derniers deniers.
On atteindra le « port d’embarcation »  ou plutôt la rive poisseuse qui sert de point d’embarquement. C’est un « gosse » de 13 ans tout mouillé qui nous conduira au Mexique. Passage de la douane sans encombre et sans frais…bon en même temps compte tenu de la taxe de sortie il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin Maurice !
Coup de chance (enfin !), on attrape de justesse le dernier bus pour Palenque…et c’est reparti pour 3h de route (on adore !). Mais avant on nous remerciera de payer une taxe de visite (et quelle visite…un poste de douane et puis s’en vont)à les joies du voyage…Nous découvrirons par la suite qu’il est préférable de se cacher un temps soit peu si on veut éviter les postes « racket »bon tout à fait entre nous, ça ne fonctionne pas ou alors on est vraiment des billes !
Voilà ce soir, nous arrivons fatigués à Palenque, mais c’est pour la bonne cause ! Déjà quelques heures et le pays nous plaît, tacos, burritos, quesadillas…bref que du gras, que des bonnes choses…ou presque !
La ville de Palenque est ordinaire, pas de construction coloniale ni de richesse architecturale mais on s’y sent bien. Le centre ville s’étend le long d’une route où magasins et restos bon marchés se partagent l’espace et les odeurs de tacos et poulets grillés.
Nous repartons en vadrouille direction le site Maya à 8km de là. Encore une fois nous ferons les frais du « racket » déguisés cette fois-ci sous la couverture d’une entrée de parc national…le bizarre dans l’affaire ?! C’est qu’il n’y a que nous « petits blancs » qui est contraint de payer alors que le minibus est  rempli de mexicains qui ont le même programme…dés fois on nous prend vraiment pour des pigeons !
Côté visite, le parc de Palenque est toujours aussi beau, et cette fois, le soleil et les cris des singes hurleurs sont de la partie ! 


















Masque funéraire retrouvé dans une des pyramides

Reproduction du tombeau encore présent dans l'une des pyramides


Les insolites
-Je vous présente l’arbre du TOURISTE...devinez pourquoi ?

Eh bien tout simplement parce qu’il est tout rouge et qu’il pèle…

lundi 5 décembre 2011

Mexique - Itinéraire

Ca y est nous y voici, dernier pays de ce superbe voyage…alors le mot d’ordre : PROFITER

Guatemala - Synthèse

Ce pays regorge de surprises ! On navigue entre villes coloniales, lacs limpides et marchés hauts en couleurs, chaque étape est unique.
Toujours agréable, l’atmosphère des villes est incontournable. Aux abords des marchés ou dans les cantines improvisées le rythme ne faiblit pas et les sourires non plus.
Le Guatemala, c’est un mélange de folklore, de culture et de tradition qui contribuent nettement au dépaysement.

jeudi 1 décembre 2011

Guatemala - Flores


Encore quelques heures de bus avalées et nous voilà dans le Péten.


Située sur une île du lac Itza Péten, maisons colorées et rues étroites, atmosphère tranquille voire bucolique, Flores est une petite ville comme on les aime.
Le soir, bougainvilliers et tables en terrasse nous séduit pour un diner à la lueur des bougies avant la visite de Tikal, citée Maya « perdue » au fin fond de la jungle.



Réveil matinal pour cette journée placée sous le signe Maya… ou en l’occurrence sous la pluie ! On s’avait que la visite serait humide à cause de la forêt et l’atmosphère ambiant, mais pas à ce point…
Il est vrai que le parc est splendide, la végétation est dense et luxuriante, les monuments sont impressionnants et la vue depuis l’un des temples est sans pareille. La forêt s’étend à perte de vue et les seuls vestiges qui viennent rompre cette harmonie sont les sommets de quelques autres temples Maya.
La pluie aura quelque peu entaché le souvenir de cette visite. Nous n’aurons aperçu pratiquement aucun animal, le cri des singes hurleurs n’aura pas retenti et nous avons bien failli nous retrouver les 4 fers en l’air à plusieurs reprises !
Nous avons apprécié l’immensité du parc, l’architecture grandiose des monuments mais il nous manquera quelque pour être entièrement séduit…
Je me pose donc la question: ce sentiment mitigé est-il le résultat des conditions déplorables de visite (pluie) ou le souvenir insaisissable que m’a laissé le site de Palenque ?
















Guatemala - Semuc Champey

Semuc Champey se situe à 60 km de Coban, facile me direz-vous… et bien non, comptez 3h de transport pour rejoindre cette contrée pas si lointaine, survivant au bout d’une piste « défoncée » où deux véhicules peinent à se croiser…alors prenez votre mal en patience, c’est parti pour un tour de « tape-cul » gratis, à croire qu’on adore ça ! 1h30 pour parcourir 20 misérable km !


Nous roulons désespérément à travers une végétation dense où il n’y a strictement rien, quand soudain on tombe sur un village ou plutôt mini-ville qui semble tout droit sortie de nulle part ! Mais non, nous ne sommes pas arrivés…encore 10km !
Mais vraiment nous ne regrettons pas, le parc est magnifique ! On commence notre découverte par une balade, direction le mirador. La marche s’annonce raide, et dans tous les sens du terme !



L’eau est turquoise, la végétation est dense, nous sommes loin de tout (en même temps vu le temps qu’on a mis pour arriver ici !), et la nature est reine, rien ne vient la dénaturer. Ici pas de restaurants, pas de bruit de véhicules, que du plaisir dans un paysage unique enclavé entre deux montagnes perdu dans la jungle.



L’eau s’écoule de piscines en piscines dans un paysage presque surréaliste. Nous ne résistons pas longtemps à l’appel de l’eau. Nous dévalons avec plaisir les cascades, sautons de bassins en bassins, glissons sur les toboggans naturels (certes pas très soft pour nos fessiers). Bref un moment de détente dans un lieu exceptionnellement beau que nous avons ADORE.




Il est maintenant temps  de rebrousser chemin. S’en suit la visite de la grotte de Lanquin, non loin de là, qui nous laissera un souvenir bien moins éloquent que son voisin.
Commençons par le début : il n’y a rien à voir dans cette grotte si ce n'est des stalactites grossières auxquelles on attribue une forme animale, parfois tiré par les cheveux…et je rajouterais si vous avez la chance de voir la pseudo forme ! La lumière est en option, ou plutôt en panne depuis 5 mois, donc système D oblige, nous voilà partis à la bougie et à la torche made in Guatemala, c'est-à-dire, une boite de conserve maladroitement fixée sur un bâton en bois dans lequel un combustible liquide est versé…


Et maintenant, place au stage d’équilibre, la grotte n’a vraiment rien à envier à une patinoire, les rampes sont crasseuses, poisseuses et bancales, le tout avec une torche qui manque de se renverser à chaque avancée…bon courage, serait approprié !
Donc récapitulons : il fait un noir total, la torche éclaire à 30cm à la ronde, on manque de se casser une cheville à chaque pas et tout ça pour voir quoi ?!… et bien pas grand-chose compte tenu d’une part de la luminosité, disons limitée, d’autre part parce qu’on est concentré à 100% sur nos pieds… non vraiment ça ne vaut pas le coup !

Guatemala - Coban

Le parcours du combattant nous attend pour rejoindre cette ville, à première vue pas si loin que ça. Finalement, ça sera 9h de transport, 3 bus, 1 taxi et quelques frayeurs. Nous optons pour la solution économique, du coup à nous les bus publics où nous sommes 3 sur des sièges de 1 ½, où le chauffeur se prend pour un pilote de formule 1 sur un circuit parsemé de nid de poule. Accrochez-vous bien, l’aventure commence, frissons garantis !
Nous arriverons à bon port comme prévu et en prime nous avons travaillé nos fessiers, que demander de plus !
Donc nous voilà à Coban et il fait froid… il y a même de la « fumée » qui sort de notre bouche, alors c’est peu dire…et nous sommes en short, tee-shirt et tongues, des touristes quoi !
Coban n’a pas grand intérêt en elle-même si ce n’est son joli sapin de noël qui trône fièrement sur la place centrale entourée de guirlande en tout genre



Vous vous demandez donc pourquoi venir ici, s’il n’y a rien à faire ?! Coban est notre point de départ pour aller visiter le parc national de Semuc Champey…prochain article de ce blog !